Tiens Konsstrukt, si tu sais pas quoi foutre de tes journées lis ça, c'est pas du James Joyce mais au moins c'est clair...
Et arrête de nous aimer autant, tu vas finir par m'énerver.
A l'approche des JO de Pékin, les autorités chinoises n'ont de cesse d'affirmer que la pollution fait l'objet du plus grand contrôle. Pourtant, l'opacité régnant autour de la question ne laisse envisager rien de bon pour les athlètes qui évolueront en extérieur dans la capitale chinoise. Et la situation, aggravée par les fortes chaleurs actuelles et une intense humidité, semble déjà critique...
De la pollution au village olympique, à Pékin ? Quelle pollution ? (Reuters) De la pollution au village olympique, à Pékin ? Quelle pollution ? (Reuters)
La réalité de Pékin aujourd'hui, à J-9 de la cérémonie d'ouverture des JO est palpable. Les premiers athlètes débarqués dans la capitale chinoise peuvent en témoigner. Les nouveaux venus, accueillis par ce brouillard opaque tant redouté, expression la plus tangible de la pollution ambiante, sont également confrontés à ses corollaires, à savoir une visibilité des plus réduites et une odeur âcre, et ses causes aggravantes, une température de + 33° et 89 % de taux d'humidité dans l'air. Bref, des conditions à ne surtout pas mettre un athlète dehors. Et pourtant, les Jeux sont là...
Les autorités chinoises, qui s'enorgueillissent du fait que plus d'un quart de l'énergie utilisée pour ces Jeux sera fourni par les énergies renouvelables, ont beau faire et beau dire, Pékin, réputée comme l'une des capitales dont l'air est le plus vicié au monde, reste encalminé par une brume persistante et le ciel bleu demeure une vue de l'esprit que seuls les bulletins météo officiels, qui n'échappent pas à la désinformation et à la propagande, persistent à annoncer. Pourtant à en croire les organisateurs, rien n'aurait été laissé au hasard pour tenter de réduire la pollution ambiante, à commencer par les mesures prises dès le 20 juillet dernier comme la réduction de la circulation grâce à un système d'alternance, censée réduire des deux tiers le trafic durant la compétition. Avec chaque jour un millier de nouvelles voitures venant grossir un parc déjà estimé à trois millions cent trente mille véhicules dans Pékin, il y a en effet de quoi faire...
Irrégularités dans les contrôles ?
Mais même la mise à l'arrêt, à la même date et pour deux mois, des usines de la capitale jugées les plus polluantes - une quarantaine, telles que les aciéries ou les centrales thermiques, sont concernées - semble sans effet. La persistance des fortes chaleurs et de l'humidité laissent même entrevoir des mesures encore plus drastiques telles que la mise hors circulation de... 90 % des véhicules pékinois! Déjà prêt à déployer un véritable plan anti-nuage autour de Pékin, basé sur une ceinture de canons et de lance-roquettes censés bombarder les cumulonimbus d'obus et de roquettes contenant de l'iodure d'argent, afin d'éviter les averses au cours de la cérémonie d'ouverture, le très officiel bureau de protection de l'environnement envisage également très sérieusement une telle extrémité si les conditions n'évoluent pas dans le bon sens ces prochains jours.
En attendant, l'évaluation réelle et au plus près du degré de pollution sur Pékin reste on ne peut plus compliquée. "Nous avons commencé à traiter l'air de la capitale il y a dix ans", souligne Du Shao Zhong, le responsable de la communication du fameux bureau de protection de l'environnement, pour lequel le niveau de pollution est "en amélioration constante". Et les autorités locales, même si elles ne s'avouent "pas satisfaites des résultats et qu'il faut continuer à faire des efforts", d'enchaîner les communiqués les plus optimistes sur la qualité de l'air, en totale contradiction avec les simples constatations visuelles sur place, illustrées par un rapport publié par Greenpeace selon lequel cette qualité de l'air "ne correspond ni aux standards internationaux ni à ceux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)." Cette dernière estime ni plus ni moins que Pékin est cinq fois plus polluée que la limite acceptable. Selon Steven Andrews, consultant américain en environnement, qui s'exprimait en janvier dernier dans une tribune parue dans l'édition asiatique du Wall Street Journal, les "irrégularités" dans les contrôles opérés par les autorités de Pékin sur la qualité de l'air, devenu à l'approche des Jeux un véritable secret d'Etat, seraient monnaie courante...
On comprend mieux dès lors pourquoi il y a un an, lors d'une visite de contrôle, Jacques Rogge, le président du Comité international olympique (CIO), avait laissé sous-entendre que certaines épreuves, particulièrement exposées à ces conditions, pourraient être carrément supprimées du programme olympique en cas de risques trop importants pour la santé des athlètes. L'histoire n'ose pas dire que le seul critère de retombées économiques supérieures à cette période de l'année, plutôt qu'en septembre, ont poussé à fixer l'événement en plein milieu du mois d'août réputé, avec juillet, comme le mois le plus pluvieux, le plus lourd et le plus humide de l'année...
Belaubre: "Ça risque d'être difficile à gérer..."
Les épreuves d'endurance, telles que le marathon ou le triathlon, apparaissent évidemment comme les plus en danger et un Haile Gebreselassie ne s'y est pas trompé en choisissant de renoncer à ces Jeux. Engagé sur le triathlon avec une réelle chance de médaille, Frédéric Belaubre n'ignore rien de l'enfer qui, comme pour tant d'autres, l'attend à Pékin, et qu'il lui faudra malgré tout surmonter pour atteindre le podium: "Les contraintes principales se résument à une température de 30°C, plus de 90% d'humidité, peu d'air et peu de possibilités de respirer normalement sans même parler de pollution. Si, en plus, il y a un peu de pollution ce jour-là, même si on est à 70 kilomètres du coeur de Pékin et un peu à l'écart de la brume, ça risque d'être difficile à gérer."
Pour le moins en effet. Les responsables de la délégation australienne ont eux pris leurs responsabilités et d'ores et déjà autorisé leur athlètes à se retirer si ces derniers s'estiment dans l'incapacité de concourir normalement. La Chine, elle, n'ose imaginer le désastre en termes d'image que constituerait la scène d'un athlète évoluant en compétition muni d'un masque anti-pollution...
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