Vu hier soir chez Ardisson Lola Lafon, jeune femme blonde de 26 ans, venue défendre son premier roman dont la
couverture anarchisante fait frémir Michel Polac, invité également de l'animateur au sourire carnassier. Lola, pouliche
de l'écurie flammarionesque avec le palfrenier en chef Beigbeider qui se découvre soudainement une passion pour l'antimondialisation.
Polac soutenu par sa canne nous fait le coup du papy 68 tard, méprisant la jeunette du haut de sa sénilité revendiquée. Discours
de vieux con qui se résume à ces perles : "à mon âge, penser au sexe, ça fait perverse pépère" Ben voyons, les vieux n'ont plus droit au plaisir, qu'ils restent dans leurs pantoufles à caresser leur chat au coin du feu. Je pense à feu Bukowski avec sa trogne d'alcolo écorché, perdant magnifique : «Je dis aux femmes que mon visage, c'est mon expérience, et que mes mains sont mon âme, n'importe quoi pour qu'elles baissent leur culotte» Ce faux cul de Polac devrait écouter le vieux Buck quand il parle de sexe : «Je suis pratiquement de la merde, mais mes jambes sont de la dynamite. Et mes couilles. J'ai des couilles franchement magnifiques. Je déconne pas : si ma queue était proportionnelle à mes couilles, je serais l'un des plus grands étalons de tous les temps. Mais en dehors de mes couilles, l'imagination est un élément clé.»
Il n'est jamais trop tard pour un vieil homme qui veut apprendre des trucs, disait-il. On se souvient du vrai BORDEL (mot en vogue) qu'il avait foutu le 22 septembre 1978 à Apostrophes chez le laquet Pivot, picolant une bouteille de blanc à même le goulot et pelotant gentiment une romancière effarouchée, puis l'expulsion finale par le SO : "Ha ! Ha ! Ha ! Je me fous toujours dans des situations pas possibles. Mais quelle coterie de snobs ! C'était vraiment trop pour moi. Vraiment trop de snobisme littéraire. Je ne supporte pas ça. J'aurais dû le savoir. J'avais pensé que la barrière des langues rendrait peut-être les choses plus faciles. Mais non, c'était tellement guindé. Les questions étaient littéraires, raffinées. Il n'y avait pas d'air, c'était irrespirable. Et vous ne pouviez ressentir aucune bonté, pas la moindre parcelle de bonté. Il y avait seulement des gens assis en rond en train de parler de leurs bouquins ! C'était horrible... Je suis devenu dingue." Enfin la carpette Polac qui clot le débat ardissonien par : " Moi, à mon âge, je préfère vivre couché que debout" APPLAUSE du public2merde. Départ de Polac en marmonnant à sa blonde voisine : "je ne pense pas qu'elle désire m'embrasser" Le vieux Buck à sa place aurait emballé la jouvencelle et serait partie avec elle bras dessus bras dessous en faisant un bras d'honneur à la caméra...
"jamais
même en des temps plus sereins
je n'ai
rêvé de
pédaler dans cette
ville
coiffé d'un
béret
et
Camus
m'a
toujours
fait
chier"
(Le ragoût du septuagénaire - Paris)
Quelques photos de l'oncle Buck
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